Des dents qui paraissent plus longues qu’auparavant peuvent traduire un recul de la gencive. Ce phénomène, appelé récession gingivale ou couramment « déchaussement dentaire », laisse progressivement apparaître une partie de la racine normalement recouverte par la gencive. Il peut concerner une seule dent ou plusieurs zones de la bouche.
Au cabinet du Dr Jean Dubedout, l’examen d’un déchaussement dentaire à Toulouse vise d’abord à en comprendre l’origine avant d’envisager une prise en charge adaptée.
Pourquoi la gencive recule-t-elle ?
Le déchaussement correspond à un déplacement de la limite de la gencive vers la racine. Plusieurs mécanismes peuvent intervenir, parfois simultanément.
Une maladie parodontale peut entraîner une perte des tissus qui soutiennent les dents et s’accompagner d’une rétraction gingivale. Dans ce cas, le traitement doit porter sur la maladie parodontale elle-même et pas uniquement sur l’aspect visible de la gencive. La prise en charge est détaillée sur la page consacrée à la parodontologie à Toulouse.
Un brossage trop énergique ou réalisé avec des gestes traumatiques peut également contribuer à fragiliser certaines zones, en particulier lorsque la gencive est fine. Identifier et corriger ces habitudes fait partie de la prise en charge des récessions gingivales.
Enfin, des contraintes mécaniques peuvent être observées chez certaines personnes qui serrent ou grincent les dents. Le bruxisme ne suffit toutefois pas, à lui seul, à expliquer systématiquement une récession gingivale. Son éventuelle participation doit être évaluée avec les autres facteurs présents. Les données disponibles restent notamment prudentes sur les liens directs entre bruxisme et lésions d’usure cervicale.
Quels signes pouvez-vous remarquer ?
Le changement d’apparence constitue souvent le premier signe visible. Une dent semble plus longue parce qu’une partie supplémentaire de sa surface est devenue apparente.
D’autres manifestations peuvent accompagner ce recul de la gencive :
- une partie de la racine devient visible près du collet de la dent ;
- une sensibilité apparaît au froid, au chaud ou lors du brossage ;
- une différence de hauteur de gencive se remarque entre deux dents voisines ;
- certaines zones deviennent plus difficiles ou inconfortables à nettoyer.
La sensibilité s’explique notamment par l’exposition de la dentine radiculaire, qui n’est normalement pas directement au contact du milieu buccal. Les récessions gingivales sont fréquemment associées à une hypersensibilité dentinaire et peuvent également favoriser certaines lésions cervicales ou radiculaires.
L’importance visuelle du déchaussement ne suffit cependant pas à en déterminer la cause. Un examen des gencives et des tissus de soutien reste nécessaire.
Examiner la cause avant de traiter
Le traitement dépend directement de l’origine et de l’étendue de la récession.
Le Dr Jean Dubedout examine la position de la gencive, les tissus autour de la dent et l’état de la racine exposée. Il recherche également des signes d’inflammation, une accumulation de plaque ou de tartre et d’éventuelles habitudes susceptibles d’entretenir les contraintes sur la zone concernée.
Cette étape permet notamment de distinguer une récession localisée liée à des facteurs mécaniques d’une atteinte associée à une maladie parodontale.
Dans ce dernier cas, le traitement parodontal constitue une priorité. Son objectif est de contrôler l’inflammation et les facteurs responsables de l’atteinte des tissus de soutien avant d’envisager, lorsque cela est pertinent, une correction de la récession.
Quelles solutions sont possibles ?
Il n’existe pas un traitement unique pour toutes les récessions gingivales. La conduite à tenir varie selon leur cause, leur profondeur, l’état des tissus voisins et les symptômes ressentis.
La première étape consiste souvent à agir sur les facteurs modifiables. Le dentiste peut vous aider à corriger une technique de brossage traumatique, à améliorer le contrôle de la plaque ou à prendre en charge une inflammation parodontale lorsqu’elle est présente. Cette recherche des facteurs de susceptibilité et des habitudes modifiables constitue un élément central de la prise en charge.
Une racine devenue sensible peut également nécessiter des mesures spécifiques pour réduire l’inconfort, selon son état et l’intensité des symptômes.
Dans certaines situations, une greffe de gencive ou une autre intervention de chirurgie muco-gingivale peut être envisagée. Ces techniques cherchent notamment à augmenter ou repositionner les tissus autour de certaines racines exposées. Leur indication dépend cependant de la configuration clinique et des objectifs du traitement ; toutes les récessions ne nécessitent pas une intervention chirurgicale.
Les différentes possibilités chirurgicales et le traitement des maladies des tissus de soutien sont développés plus précisément dans la rubrique consacrée à la parodontologie.
Limiter l’aggravation
La prévention commence par des gestes d’hygiène adaptés. Nettoyer correctement les dents reste indispensable, mais une pression excessive n’améliore pas le brossage.
Quelques habitudes peuvent aider à préserver les gencives :
- adoptez un brossage régulier avec des mouvements contrôlés plutôt qu’une pression importante ;
- nettoyez les espaces interdentaires avec le matériel adapté à leur largeur ;
- faites contrôler une inflammation ou des saignements persistants ;
- signalez au dentiste un serrement ou un grincement des dents si vous en avez connaissance ;
- surveillez l’évolution d’une zone où la racine commence à devenir visible.
L’objectif est aussi d’intervenir sur la cause avant que la récession ne progresse. La prévention et le contrôle des facteurs modifiables font partie intégrante de la gestion à long terme des récessions gingivales.
Faire examiner vos gencives
Une dent qui paraît plus longue, une racine devenue visible ou une sensibilité nouvelle ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer l’origine du déchaussement. L’examen clinique aide à comprendre ce qui fragilise la gencive et à choisir la conduite à tenir sans traiter inutilement une zone stable.
Pour faire le point sur un déchaussement dentaire à Toulouse, le Dr Jean Dubedout vous reçoit au cabinet dentaire situé au 11 rue Jacques-Matthieu Delpech, à proximité du métro François Verdier. Vous pourrez examiner ensemble l’état de vos gencives, rechercher les facteurs en cause et déterminer si une adaptation de l’hygiène, un traitement parodontal ou une autre prise en charge est indiquée. Vous pouvez contacter le cabinet au 05 61 73 75 89 pour prendre rendez-vous.